jeudi 29 janvier 2015

Le cabaret de Charlie - samedi 31 janvier

Ce samedi j'irais rendre hommage aux anges de Charlie comme il se doit avec les Urbains de Minuit et mes Artocrates, en grande formation Urbanocrate, aux Diables Bleus 29 route de Turin, pour une folle soirée dadaesque. J'y expose mes vagins, aux côtés du grand et estimé artiste Zacloud et d'autres artistes talentueux. Et puisque c'est aussi l'occasion de clamer haut et fort ses idées et de revendiquer ses désirs de liberté, avec mes deux comparses Nicole et Cécile, nous vous offrons des lectures ébouriffantes de textes coquins et pleins d'humour ou bizarres ou provocateurs sur le sexe.

Cette soirée est une réaction d'artistes aux assassinats commis le 7 janvier 2015. Archives, provocations ludiques, lectures, chansons, jeux, regard critique : une provocation que nous voulons représentative de l'esprit pamphlétaire et satirique de Charlie Hebdo.
Nous vous invitons à considérer ce très expérimental moment comme le point de départ de discussions qui ne pourront qu'être enrichissantes pour tous: la liberté d'expression - au delà d'être devenue ces derniers jours l'incantation creuse de ceux qui n'ont de hâte que de l'enterrer - reste pour nous le seul remède à l'enfermement de la pensée et ne saurait avoir de valeur sans esprit critique et sans action.
Combattre l'obscurantisme idéologique, qu'il soit religieux, politique ou social, est pour nous une résistance plus que jamais d'actualité.
Je serais donc en compagnie très risqué d'Alexis Gourdon, Adèle Delaie, John Ford,  Cécile Loubet, Fouori Tempo Trio, Marion Wild Rose,  Nicole Jones, Nicole Narki Nal, N'ko, Olivier Garcin, Pascale Kral, Pierre Petitfrère, Sonia Grdovic, Silva Usta, Thomas Oudin, Yvette, Zacloud, et bien d'autres et peut-être vous!

mercredi 7 janvier 2015

Lettre ouverte à la dictature de la terreur.

Tu peux faire tuer l'Homme qui m'incarne, tu ne pourras pas tuer l'idée, je suis la liberté, je suis libre d'être et d'être diffusée.
Tu peux faire tuer l'Homme qui me recherche, tu ne fais que créer des individus capables de mourir pour m'incarner.
Tu peux fabriquer des actes terroristes pour assoir ton autorité et prendre le pouvoir, moi je crois en la prise de conscience.
Tu peux museler des peuples entiers, créer la confusion entre les communautés, utiliser mes propres armes pour me détruire, user de mes charmes pour convaincre de pauvres âmes de te suivre, prendre mon apparence et manipuler les masses, attiser la haine dans les cœurs et m'y laisser peu de place, je demeure. 
On ne peux tuer ce qu'on ne voit pas, plus je suis amoindrie et plus je me glisse dans la pensée, plus je suis meurtrie et plus on me panse, dissimulée à ton regard, je prends corps, remplaçant la peur par la conviction.  
La liberté, pensée et pansée - Nydenlafée