mercredi 12 novembre 2014

J'aurais aimé être un homme qui aime les homme

"Un prout de plaisir dans un monde dans le gaz.
Une bulle d'air parfumé dans un monde vicié. 
Je suis Nydenlafée."
Nicole Jones
 J’aurais aimé être un homme qui aime les hommes. « Mais tu es une femme qui aime les hommes, c’est pareil » me direz-vous. Et bien non.
Déjà, j’aurais aimé être un homme. Les freudiens me diront que c’est inhérent au statut passif de l’être féminin désirant posséder le phallus… Mais je ne suis pas freudienne.
Certes j’aurais aimé posséder un pénis. Et surement pour la beauté du pénis, mais aussi pour tous les avantages compris dans le packaging ; pas besoin de se planquer entre deux voitures en essayant de ne pas souiller ses escarpins avec la peur de se faire surprendre le cul à l’air. Pas besoin de se coltiner dans son sac la petite trousse spéciale «me faites pas chier» composé du fidèle tampax et de la boite de doliprane. Pas besoin d’attendre de se faire inviter pour danser un tango.
«En fait tu aurais aimé être un homme tout simplement» me direz-vous. Et bien non.
J’aurais aimé être un homme qui aime les hommes. Parce que si j’étais un homme qui aime les hommes, avec trois tonnes de fard à paupière je ne serais pas une cagole, je serais une Queen. Je pourrais regarder tout l’intégral de sex and the city sans que ça fasse trop « girly ». Je pourrais porter des talons de 15 cm et susciter l’admiration. Je pourrais apprendre toutes les choré’ de Lady Gaga et faire tous ces truc de piches sans pour autant en être une. Je pourrais commander du champagne sans avoir l’air d’une snob. Je pourrais pousser des cris de pucelle lorsque je croise une copine sans que les copains essaient d’en faire de mauvaises imitations. Je pourrais me faire des soins de peau, des masques à l’argile, me coller des rondelles de concombre sur la tronche et ne pas être quelqu’un de superficiel mais juste quelqu’un qui prend soin de son corps. Je pourrais ne pas avoir le désir de faire des enfants sans que toutes les femmes du monde ne m’en veuillent pour cet affront. Je pourrais avoir le désir de faire des enfants, réclamer ce droit et… voir une population d’abrutis défiler sous ma fenêtre au nom de la théorie du genre en m’accusant de pédophilie... 
 NLF

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