jeudi 23 novembre 2017

Le juge et Lewis Carroll, un conte surréaliste aux illustrations épurées

J'ai le grand plaisir de vous annoncer la publication par e-book du conte  "Le juge et Lewis Carroll" de Joëlle Lanteri, dont j'ai eu l’immense honneur d'illustrer. Vous le découvrirez sur le site des édition "le Murmure de la Renarde" http://editions-murmure-renarde.fr/produit/le-juge-et-lewis-caroll/

Cette maison est organisée comme une start-up dont l’objectif est de soutenir la création artistique dans un esprit coopératif. Une part des bénéfices sera affectés à la Maison de soins palliatifs de Gardanne. Avec le but de dénicher de nouveaux talents, elle vous invite à proposer vous aussi votre projet littéraire, alors à vos plûmes !
" La poésie c’est-ce qui murmure ailleurs.
Que nul n’entre ici s’il n’est
Poète, Fou ou Jardinier
Grimpez donc à l’échelle où se tient la renarde
Déposez vos poèmes, nouvelles et romans et écoutez ceux qui dorment dans les herbes engourdies. "
Joëlle LANTERI
Fondatrice de l'Association et Auteur Jeunesse

dimanche 17 septembre 2017

Vouivre et mourir


Au seuil de son ombre elle regarda dans le creux de son œil rouge, incandescent, infranchissable et pourtant... La vouivre, intransigeante, dangereuse beauté au fond du lac aux mille miroirs, n'était que le reflet d'une vie terrestre, camouflée dans les tréfonds obscures, là où le monde des humains rencontre le monde des esprits. Elle traversa alors son propre reflet dans ce rubis écarlate, pour y trouver le seul trésor dissimulé par l'illusion de cet astre d’Éden pourpre ; une âme originelle. 

De couche en couches, de miroirs en miroirs, chaque battement de son cœur était une onde sonore dans l'eau qui démasquait les duperies des chimères. Elle déambulait d'une souffrance à une autre, les regardait dans les yeux, les validait, les acceptait et passait son chemin. 

"Que la vouivre reste dans sa vase et que celle-ci ne trouble pas les os de mes chaires, c'est un écosystème qui retournera à la terre, là d'où il vient." Dit-t-elle.

Elle laissa ses peaux, mua, mette et nue devant l’indicible.

NLF

jeudi 31 août 2017

Jusqu'où va l'écriture inclusive?

Récemment j’ai partagé un lien sur l’écriture inclusive, qui élabore des règles grammaticales égalitaires hommes-femmes en utilisant la ponctuation, en l’occurrence le point médian (Atl250), pour inclure les deux sexes dans une phrase afin que le masculin ne l’emporte pas sur le féminin et vice versa, par exemple, « ils·elles étaient nombreux·ses... ».

Dans le même registre, le combat féministe, pour rétablir l’égalité à tous les niveaux, ne remet pas seulement en question les fondements patriarcaux de la langue française, mais aussi l’institution même qui représente ses droits. On emploie le terme de « droits de l’homme » alors que si l’on souhaitait réellement établir une égalité sexuelle incontestable, on emploierait plutôt le terme « droits humains ». Pareil pour « Liberté – Égalité – Fraternité », dont le but n’est pas de transformer en « Liberté – Égalité – Sororité » mais bien en « Liberté – Égalité – Humanité ».



Mon intérêt pour l’écriture inclusive ne date pas d’hier, je la pratique depuis bon nombre d’années, j’ai commencé un peu à ma sauce avec l’emploi du tiré (« vous êtes tellement nombreu-ses-x à m’aimer ») ou du slash. Et il y a peu sur internet j’ai remarqué que cela se démocratisait de plus en plus tant bien que des colloques traitaient le sujet. Et lorsque j’ai commencé à lancer le débat dans mon propre réseau, non seulement les puristes de la langue française ont bondit sur leurs séants, mais en plus, je me suis faite tacler d’ultra féministe, ce qui a mon sens, n’est pas une insulte.

Qu’est-ce que les ultras féministes ? Des femmes à qui nous devons de nombreuses victoires ? Comme le droit de vote pour les femmes en France par exemple (1944) et encore plus récemment, le droit à l’interruption volontaire de grossesse, à la contraception et à la stérilisation, sans avoir à passer par l’accord de son mari (2001) ? Le seul reproche que la plupart des gens font aux ultras féministes est de prôner la supériorité des femmes sur les hommes et là, il y a méprise. Car l’accusation de misandrie a bon dos mais lorsque que l’on se bas pour l’égalité des sexes dans une société où le patriarcat est ancré dans la moindre de ses fondations, les hommes doivent forcément déconstruire leurs jugements (voir se déconstruire eux même) et abandonner leurs privilèges attribués au genre masculin, c’est comme ça, c’est de la « décolonisation mentale » et elle s’applique aux deux sexes (même s’il n’existe pas seulement que deux sexes mais c’est un autre débat).

Et sachant que ; un, ces droits sont constamment en danger, car remis en question par des prétextes religieux et moraux ; deux, bon nombre d’hommes se sentent émasculés à la seule évocation de ces droits ; trois, le sexisme est tellement dilué dans les mentalités qu’il est observé chez les hommes comme chez les femmes, dans la moindre conversation quotidienne, il y a alors grande importance à changer ces états de fait à tous les niveaux et où qu’ils soient.

Lorsque que je parle d’écriture inclusive, (et même lorsque je parle de l’allaitement en public ou d’autorisation du topless pour les femmes lorsqu’il est autorisé pour les hommes), l’argument le plus récurant que je reçois est celui-ci : « il y a des priorités dans le combat féministe, c’est stupide de parler de ces sujets quand le vrai combat est l’égalité des salaires, protéger les femmes contre les violences conjugales et interdire l’excision ». Certes, il y a urgence à traiter ces sujets, des vies sont en danger. Mais ne mélangeons pas tout. Ce n’est pas parce que l’on ouvre le débat sur l’un que l’on va oublier l’autre. Et d’ailleurs, si ce débat est bien mené et que tout le monde s’écoute, on se rend compte que tous les sujets sont liés les uns aux autres, parce qu’ils traitent tous de la même chose. C'est-à-dire, la capacité d’une société à considérer les hommes et les femmes comme des êtres égaux. Et attention, l’égalité homme-femme ça n’a rien à voir avec les différences biologiques hommes-femmes. D’où l’importance de ne pas mélanger les débats.

Cela ne me choque pas lorsque ce sont des femmes qui me font ce genre de remarques, nous avons tellement été éduqué à nous comparer les unes aux autres, que nous comparons nos idéaux comme nous pourrions comparer nos physiques. Par exemple, nous savons toutes que dire aux femmes comment elles doivent s’habiller et se nourrir est la porte ouverte aux abus de jugements sexistes, mais nous continuons à critiquer la jupe ou les corps, trop gros, trop maigres, des unes et des autres. C’est de la « misogynie intégrée » et il faut aussi se déconstruire soi-même pour ne plus la pratiquer au quotidien.

Or, cela a tendance à m’outrager violemment lorsque que c’est un homme qui me tient le discours de la priorité dans le combat féministe. Bien évidemment il n’est pas obligatoire d’être une femme pour être féministe. Bien au contraire, le féminisme doit être un combat humain et les hommes y ont leur place, surtout lorsque l’on se rend compte qu’il y a des inégalités sexuelles juridiques partout et que même les hommes en sont victimes (les droits de la paternité par exemple). Non, ce qui m’est injuste c’est que cet argument va cristalliser tous les débats, il est utilisé bien souvent par des hommes qui n’ont pas déconstruit leurs positions face au patriarcat et qui tentent de s’immiscer dans les débats féministes pour y assoir leurs avis personnels. Ces moisissures intellectuelles sont du même acabit que « Moi je ne suis pas machiste j’aide ma femme à la maison ». Au bout d’un moment, lorsque l’on est face à un individu qui ne veut pas se remettre en question est qui vient figer un débat qui œuvre à la collectivité avec des arguments basés sur des principes personnels, c’est gavant.

De plus, l’idée reçu que tel ou tel combat est plus important qu’un autre est hyper dangereuse et fallacieuse. Parce que chacun d’eux est représentatif d’une inégalité et que, pour combattre les inégalités, il faut le faire à tous les niveaux.

Pour l’exemple de l’écriture inclusive, elle est le reflet de l’idée que pour sortir du patriarcat il faut revoir les fondamentaux jusque dans la langue ; pour ne plus enseigner aux enfants que le masculin prime sur le féminin ; pour ne plus enseigner qu’inconsciemment les hommes valent mieux que les femmes ; pour ne plus enseigner aux enfants que les hommes sont supérieurs aux femmes ; pour ne plus enseigner que les hommes ont plus de droits que les femmes ; pour ne plus enseigner que les hommes ont des droits sur les femmes ; pour ne plus enseigner que les hommes ont le droit de faire ce qu’ils veulent aux femmes. Vous avez compris comment les choses sont liés entre elles par simple induction ?

Alors la prochaine fois que l’on est face à un sujet de débat qui cherche des solutions au problème des inégalités sexuelles et cela marche aussi pour les inégalité raciales et sociales… Plutôt que d’en comparer l’objet à un autre, concentrons-nous sur tous ces tenants et aboutissants, ne mélangeons pas un débat avec un autre où sinon analysons la façon dont ils sont liés l’un à l’autre et ne cristallisons pas les échanges

Et je ne le dirai jamais assez, messieurs, arrêtez de dire aux femmes comment elles doivent se battre, se comporter, s’habiller, surtout si vous vous justifiez en vous proclamant féministes.

Nous devons montrer l’exemple en se déconstruisant-construisant soi-même, les hommes comme les femmes, en apprenant à identifier les comportements que nous avons et en y posant un diagnostic bienveillant, puis en séparant ses principes personnels alors identifiés, des besoins collectifs représentés par le sujet du débat.

À lire : https://editions-ixe.fr/content/non-masculin-ne-lemporte-pas-feminin

mardi 25 juillet 2017

L'Artocrate N°2.2 // OTIUM // Juillet 2017

Le nouveau numéro de l'Artocrate, petit fanzine participatif et illustré sur le web de culture, 
contre-culture et art sous toutes ses formes, est en ligne sur www.lartocrate.com 
Thème OTIUM

« OTIUM, DÉFINIT UNE VARIÉTÉ DE FORMES ET DE SIGNIFICATIONS DANS LE CHAMP DU TEMPS LIBRE. IL S'AGIT DE DÉVELOPPER UN ESPACE DE RÉFLEXION, DE DÉVELOPPEMENT ARTISTIQUE ET INTELLECTUEL AVEC LA PROMESSE D’UN DÉTACHEMENT DU QUOTIDIEN. »

À l'occasion de Otium, thème du workshop 2017 de l'Atelier Expérimental de Clans, du 2 au 8 Juillet, L'Artocrate a couvert cet événement culturel. Durant toute la semaine de workshop, votre fanzine participatif a récolté les propositions artistiques réalisées lors d'ateliers et de partages pluridisciplinaires. Avec la question « Quel est votre Otium ? » de l'appel à participation, des artistes ont aussi proposés leurs visions, picturales et/ou littéraires, publiées dans ce numéro 2.2.
Le format visuel et graphique du fanzine retranscrit difficilement l'identité artistique de l'Atelier Expérimental orientée vers l'écoute et la plasticité sonore. Pour satisfaire la curiosité des lecteurs, des liens vers les travaux des artistes postés sur leurs propres sites sont visibles. Mais des pistes audio et vidéos sur internet ne font que restituer partiellement cette vision et ampute les œuvres de la profondeur des mondes dans lesquels elles nous transportent.
Une œuvre sonore se vie au cœur de son installation.

www.lartocrate.com


Dans ce numéro :
Lars Fredrikson : insituparis.fr/fr/artistes/presentation/8650/fredrikson_estate_lars
Isabelle Sordage : isabelle-sordage.fr
Pascale Tiraboschi : vtol.free.fr
Luc Kerleo : luc.kerleo.free.fr
Ludovic Lignon : llignon.net
Martina Kramer : martinakramer.net
Eléonore Bak : aau.archi.fr/equipe/bak-eleonore
Julien Eveille : julieneveille-architecte.com
Marlène C. Kim : marleneckim.tumblr.com
Florian Schonerstedt : schonerstedt.tumblr.com
La Galerie Ambulante : artccessible.blogspot.fr
Artistes ayant répondus à l'appel à particiaption du fanzine "OTIUM" :
Richard Roux : richardroux.weebly.com
Zacloud : zacloud.chez-alice.fr
Stéphanie Chotia : mokomadmoiselle.fr
Arthurine Vincent : arthurinevincent.com
Eve Carton : evecarton.com
Lou : facebook.com/lou.spry.75
Eudes Clusel : facebook.com/eudes.clusel
Rédaction en chef :
Nydenlafée Laetitia Combe : nydenlafee.blogspot.fr


Appel à participation pour le prochain numéro :  
Thème : TRASH - Dead Lince : 1er Décembre 2017 - à envoyer sur lartocrate@gmail.com
Illustrations, dessins, photos, poésie, œuvres littéraires... Promotions d'évènements, coups de cœurs musicaux, expos... L'Artocrate vous invite à faire une proposition artistique pour le prochain numéro sur le thème du trash.


mardi 20 juin 2017

La vulve en majesté s'exhibe à Nice

"Le samedi 08 et dimanche 09 juillet 2017, aux Diables Bleus à Nice, 29 route de Turin, à l'instar des Grecques et des Grecs antiques célébrant les mystères d'Éleusis, nous célèbrerons la vulve, et à travers elle la joie de vivre, la créativité, le féminin, le féminisme, le vertige, l'excès et l'orgasme."

"Samedi 08 juillet, à 18h, la fête s'ouvrira avec le vernissage des travaux clito-vulvériens de cinq artistes vulvophiles : Anne Larue, Amandine Brûlée, Fafé, Nydenlafée, Ta Gali. À 20h, les quatre chanteuses-musiciennes-électroniciennes du Spectre Des Lesbiennes décupleront la transe par une interprétation vulvophonique de leurs derniers morceaux.

Dimanche 09 juillet, nous continuerons à vulver sans relâche. De 15h à 19h, venez flâner le long des tables de notre petit marché pour vulvologues et vulvolâtres. Vous pourrez y acquérir les clito-bijoux d'Anne Larue, les fanzines de Fafé, la revue du Vilain Petit Canard, les ouvrages des Crocs Électriques et d'autres petits trésors plus survulvotants les uns que les autres, livres, fanzines, bijoux, cartes-postales, curiosités inclassables. Au passage, faîtes-vous vulvographer le portrait par Amandine Brûlée pendant l'instant caricature. À 16h30, le sirop d'orgeat et d'autres boissons couleront à flot pour un goûter digne des mystères d'Éleusis. Sublimez vos pulsions vulvophages en croquant dans des mets vulvoformes tout au long du week-end. Enfin, à 17h30 venez vulvocogiter à la difficulté d'un regard bienveillant sur son corps avec un atelier d'écriture animé par Narki Nal.
Si à l'issue de cette vulvothéraphie de choc, votre morosité persiste, nous ne pourrons plus rien pour vous. 

Vive la vulvocratie !"

samedi 17 juin 2017

OTIUM #1

Du 1er au 8 juillet, l’Atelier Expérimental propose un laboratoire ouvert aux étudiants en art et aux chercheurs. Afin de stimuler les propositions, la mairie de Clans met à la disposition des participants la totalité du village : salle de cinéma, salles communales, chapelles, gîtes, forêt.

J'y donnerai une conférence à deux voix avec Isabelle Sordage "Nature, art, transcendance" le mercredi 3 Juillet à 18H. 

L’atelier expérimental se situe en montagne, dans la vallée de la Tinée (Alpes Maritimes). Chaque été, le village devient un lieu exclusivement dédié à l’expérimentation artistique. Des interventions prennent la forme de laboratoires et ouvrent des champs d’explorations diversifiés. Des ateliers ont lieu dans tout le village ainsi que des conférences. On peut venir en simple public ou participer aux ateliers. Les rencontres sont interdisciplinaires.

Pôle de recherche et résidence :


L'Atelier Expérimental développe un pôle de recherche et propose une résidence d’artiste. Celle-ci, située à la villa les Vallières, convie les artistes à produire dans un dialogue ouvert avec le public, et privilégie de l'œuvre son processus de recherche. Il est demandé à l’artiste de laisser une trace faisant état de sa réflexion durant cette résidence. Toutes les disciplines peuvent être accueillies. L’artiste résident laisse dans la villa un «dispositif actif» dont la rencontre se fait avec les résidents suivants, soit par voie d’écriture, de réflexion, soit par confrontation plastique. Avec le temps, toutes sortes de documents se sont accumulés, mais aussi des œuvres qui ont fini par cohabiter. Pour certains artistes la maison est devenue la préoccupation principale d’une réflexion qui s’est ouverte sur le projet des œuvres d’art embarquées dans l’architecture.

Pour plus d’informations :
http://www.atelier-experimental.org/
PROGRAMME : du 1er au 8 Juillet
 
 
- EXPOSITION √ŒAEA -
Vernissage - Samedi 1er juillet / Villa les Vallières Clans / 18h
Julien Eveille  - Pierre André Comte et Stéphane Vollenweider - Luc Kerléo - Ludovic Lignon - Pascale Tiraboschi - Florian Schonerstedt - Isabelle Sordage.
Études spécifiques d'œuvres embarquées dans l’architecture, sous forme de modules, de dessins et de maquettes. 
« Les œuvres d'art embarquées c'est peut être l'occasion de se fabriquer un paysage intérieur. Au lieu de chercher un terrain avec une superbe vue mer, le superbe est là, intégré, embarqué.» Architectes Pierre-André Comte et Stéphane Vollenweider.

Dessin 3D Julien Eveille architecte - ( Proposition cornet acoustique embarqué dans l'achitecture - Luc Kerléo 2016 )
 
Soirée d'ouverture
Samedi 1er Juillet 21h - Scène ouverte électro au village – Octavie / Nathan / Samuel
- OTIUM -
Dimanche 2 juillet / place de la Collégiale
Toute la journée/Galerie ambulante - Stephane Guglielmet / Emmanuelle NègreANAGLYPHE VAN Emmanuelle Nègre a conçu un sténopé à l’intérieur de la galerie ambulante. Cette proposition sillonnera la route à la rencontre des éléments. La galerie deviendra la chambre noire des différents paysages rencontrés.

Lundi 3 juillet
Salle des expressions culturelles
14h / Florian Schonerstedt / œuvre participative en cinéma d'animation expérimental.17h / Antoine Kouchner / Pascale Tiraboschi "astroparticules: les nouveaux messagers de cosmos"

Mardi 4 juillet
Renaud Ledantec / Master classe  toute la journée / Musique et silence
Florian Schonerstedt / œuvre participative en cinéma d'animation expérimental. 18h / Jean-Marc Levy Leblond / Isabelle Sordage

Mercredi 5 juillet
Florian Schonerstedt / œuvre participative en cinéma d'animation expérimental. 
18h / Laetitia Combe / Isabelle Sordage : « Nature art transcendance »

Jeudi 6 juillet
Salle des expressions culturelles
17h / Béatrice Mazalto / José Panchieri
« Peut-on parler de matière danse sans écoute ? »
18h / Tatiana Ciampossin / Comment se mettre à l’écoute d’une partition
Scène ouverte / tatiana / Loise / Marlène Ciampossin.
 
- NUANCIER DE L’ÉCOUTE -
 
Vendredi 7 juillet
Salle des expressions culturelles 15h. À la recherche d'une écoute différente, ce moment s’organise en vue d’une discussion autour de l'œuvre de Lars Fredrikson. Une séance d’écoute est proposée, ainsi qu’une présentation d’œuvres visuelles.
Ludovic Lignon – Eléonore Bak – Gaël Fredrikson - Luc Kerléo – Isabelle Sordage – Jacques Pourcher
 
- Toute la semaine :
Exposition des œuvres des enfants des ateliers 2016-2017 de l'AE & du centre aéré de Clans & Roussillon dans la salle des fêtes.
Buvette et sandwicherie sur place à partir de 19h.
Atelier Expérimental
Avenue des vallières
06420 Clans
Tel : + 33(0) 6 76 11 43 41 ( Isabelle Sordage)

Pour accéder à Clans sur Tinée

En voiture :
Depuis Digne, prendre la N85 en direction de Barrême, puis la RN 202 en direction de Nice (vous longez le Var). Quelques kilomètres après Villars-sur-Var, prendre à gauche la direction des stations d’hiver Auron, Isola 2000 (D 2205, vous passez à ce moment là sous un petit tunnel). Passez la Courbaisse, Roussillon, à la hauteur de Pont de Clans prendre la bifurcation sur la droite pour atteindre Clans (7 km). Possibilité de loger sur place.
Depuis Nice, prendre la RN 202 en direction de Digne. Au lieu-dit la Maescla, prendre la D 2205 à droite en direction d'Auron et d'Isola 2000. Passez la Courbaisse, Roussillon, à la hauteur de Pont de Clans prendre la bifurquation sur la droite pour atteindre Clans (7 km).
 
 
 
APPEL À PARTICIPATION 
FANZINE L'ARTOCRATE
THÈME OTIUM 
 
 
Il vous reste jusqu'au 25 Juin pour envoyer vos propositions artistiques sur le thème #OTIUM à lartocrate@gmail.com
Quel est votre otium?
Otium recouvre une variété de formes et de significations dans le champ du temps libre. C'est le temps durant lequel une personne profite du repos pour s'adonner à la méditation, au loisir studieux.
Dessins, poèmes, photographies, nouvelles, articles, vos propositions seront publiées dans le prochain numéro web de L'Artocrate
Thème Otium en résonance avec la semaine laboratoire artistique de l'Atelier Expérimental du 1er au 8 Juillet 2017.
 

vendredi 16 juin 2017

Rééquilibrez les disharmonies du monde avec des vulves


"Au crépuscule des idoles les foules entonnent les louanges de leurs héritages, toutes les idoles ont une aube. Cette aube qui nous est commune à tous et que l'industrie de la pornographie médico-légale voudrait lissée, millimétrique. À l'image d'une plastique supposée parfaite selon les seules critères de quelques pathologiques. Cette aube porte des milliards de visages, fripés, mous, poilus, flasques, odorants et humides, des milliards de fleurs d'une moitié de l'humanité voulu conformes par l'autre moitié. 

Alors je peins la non-conformité, l'origine du monde, je peins comme je parle, je peins comme je chante et je chante la chair, toutes les chairs, grasses, visqueuses, créatrices, temples du plaisir. Un plaisir que l'on voudraient punir, violer, découper, charcuter, amputer, qu'Ambroise Paré lui-même, chirurgien et anatomiste des rois de France au XVIème siècle, voulait exciser..."

"Dessiner des vulves me permet d'équilibrer, de contrebalancer face aux horreurs commises envers le sexe des femmes. Peindre des vagins, des matrices féminines, des clitoris, sur le corps d'une personne, en entrant en interaction, en vibration avec ce corps, est un acte artistique, chamanique, qui met de l'harmonie dans cette réalité si insupportable qu'est celle des mutilations sexuelles et du sexisme ordinaire mondial."

NLF

Performance Body Painting Vaginal Theory - Clôture des l'édition 2017 des Rencontres cinématographiques In&Out, festival du film gay et lesbien organisé par les Ouvreurs.