mardi 9 mai 2017

Au Nice Fictions 2017

Cette année j'ai encore été invité par Olivier Sanfilippo alias "Akae" à exposer au Nice Fictions, du 28 au 30 Avril 2017, la 3e édition d'un festival de l'imaginaire où les univers de SFFF dans la littérature, les arts graphiques et le monde du jeu, rencontrent la vaste thématique des pionniers.

 Ma Vision de Ève, première chamane de l'humanité qui se voit offrir la connaissance par son animal de pouvoir le serpent et qui va initier Adam. Dessin réalisé au Nice Fictions.

mercredi 12 avril 2017

Entraves (des)libérées

Performance "Entraves (des)libérées" lors de la soirée Renaissance Exhibition de L'Artocrate au Diane's le 8 Avril 2017.

"J'ai marché couverte de chaines, dans toute la rue Saint Vincent à Nice, les mains entravées par un cadenas, la clé était pendu quelque part dans le bar. Quelques hommes ont lancés des "Souris!", "Vas y fais pas la gueule!", "Ben pourquoi tu es toute triste?". Et ceux qui ne me regardaient pas, qui n'osaient pas croiser mon regard, qui détournaient volontairement les yeux. Sur le chemin une dame m'a accompagnée, empathique, soucieuse, jusqu'à ce qu'elle parte retrouver ses amis qui partaient. Il a fallut atteindre devant la clé pour qu'une jeune femme vienne d'elle même me libérer. Dans ses bras j'ai pleuré."

NLF


Album photo de la soirée Renaissance Exhibition : ICI.

jeudi 30 mars 2017

Sous le regard de Will Gruyer

Finissage de mon exposition à la bibliothèque universitaire Saint Jean d'Angély à Nice, dans le cadre des rencontres graphiques du Nice Fictions. Photographies de Will Gruyer, photographe niçois.

mardi 7 mars 2017

Les Apprentis Sorciers - le jeu de rôle que j'illustre


Les Apprentis Sorciers - le jeu de rôle : Depuis quelques temps je travaille sur les illustration de ce JDR créé par Pierre Petitfrère et Nicolas Oudin. Il est encore en cours de création mais je vous invite déjà à le découvrir via cette page facebook.





lundi 20 février 2017

Métempsycose - l'Artocrate web Fanzine

Métempsycose © NLF

Ma proposition pour le fanzine L'Artocrate N°2.1 de février 2017 sur le thème de la METEMPSYCOSE est en ligne sur www.lartocrate.com

Transmigration de l'âme d'un corps à un autre, réincarnation, palingénésie, la métempsycose est une croyance qui implique la préexistence de l'âme, son immortalité, sa dissociation avec le corps et l’existence de sa source divine et éternelle. L'est l'opposition entre la lumière et l'obscurité, l'essence éthérique qui s'incarne dans la matière de façon circonstancielle et hasardeuse, ou bien contrôlée.
A supposer que nous sommes des êtres spirituels qui s'incarnent dans le vivant ou l'objet afin de l'animer, ne peut-on envisager une dialectique entre art et métempsycose ? Aller à la rencontre d'une œuvre, entrer en contemplation devant son esthétique, se perdre avec empathie dans les méandres de son discours, créer, engendrer, imaginer, c'est aussi se lier et entrer en connexion avec le monde. C'est être au centre de l'espace et du temps, faire parti d'un tout unique, ce « grand tout » source de toutes choses que l'on retrouve dans la pensée de Platon. Si le corps est une prison, l'art est une fenêtre pour libérer l'esprit et l'unifier avec l'univers.
Croire en la métempsycose c'est faire perdurer les choses après leur mort sous une forme d'éternité.

En 2015, après l’interruption des numéros du fanzine, nous pensions que l'Artocrate était mort. Aujourd'hui, grâce à la magie de la métempsycose nous faisons perdurer son âme dans un autre corps, une autre forme, avec autant de participations d'artistes, poètes, photographes, penseurs et illuminés.
NLF

lundi 2 janvier 2017

Groove in fairy to 2017


Construction - déconstruction

Tout apprendre pour désapprendre. Construire sa pratique durant tant d'années. Bâtir son identité sur des fondations solides, les enseignements qui nous sont prodigués dans la bienveillance et la notion de choix. Puis arriver aux étapes de la vie et à celle qui, pour la franchir, nous demande de nous déconstruire.

 

La déconstruction ce n'est pas la destruction. C'est l'analyse de soi, bout à bout. Comprendre d'où vient notre pensée, sur quoi est-elle fondée, comment s'est-elle construite, à partir de, qui, quoi, où, comment prend-elle du sens, quelle est sa conception sémiotique, son rapport signifiant-signifié...
Tout apprendre pour désapprendre. Se laisser porter dans les circonvolutions de la pensée déridéenne. Cheminer à rebours dans la sémantique des choses, de l'ordre au chaos. S'engouffrer dans le Khaos pour constater que l'on a rien appris, rien compris, tout mélangé. 

Comprendre donne un sentiment de complétude. Apprendre que l'on n'a rien compris renvoie au sentiment de complexion terne, fade. C'est le risque à sortir de sa zone confort, la déconstruction. Ce pourquoi nous restons finalement bloqué à certaines étapes de la vie. Les franchir renverrait à cette étude platonicienne où l'on sait pertinemment ce qui se cache dans la caverne, de l'autre côté du miroir. Se déconstruire, c'est réaliser que l'on a bâti son identité sur des illusions, par sécurité, dans la bienveillance et le mirage du choix possible. 

La déconstruction provoque un sentiment de destruction du soi. Alors on ne s'y hasarde pas. On détourne le regard de son reflet, sans percevoir que de l'autre côté, il y a la reconstruction. La reconstruction dans son unité, faire partir d'un tout, lié au monde, les uns aux autres, à son animalité et son humanité, se reconstruire dans cette ensemble unique et dans ses différentiabilités. Trouver dans cet ensemble la solution, franchir l'étape, jusqu'à la prochaine. Tout recommencer.
De même dans la pratique de l'art, l'artiste expérimente la déconstruction pour construire des ponts entre les mondes tangibles et intangibles.  

2017, j'hirondellise mes perspectives pour voyager vers un monde où la construction du vaisseau qui m'y mène me demande d'aller chercher les outils dans la caverne. 

Le mat, toujours, passe d'une arcane à l'autre.